PINK FLOYD






« Nous essayions de faire voyager les gens sans bouger de leur siège. » 

"S'accrocher dans un désespoir silencieux est la manière anglaise"


📛 Origine du nom du groupe : Pink Floyd

Le nom “Pink Floyd” a été inventé par Syd Barrett, le membre fondateur du groupe, en combinant les prénoms de deux bluesmen américains : Pink Anderson et Floyd Council.

À l’origine, le groupe s’appelait The Tea Set, mais lors d’un concert où un autre groupe portait le même nom, Barrett a improvisé ce nouveau nom pour éviter la confusion.

Ce choix reflète à la fois son admiration pour le blues, ses références culturelles profondes, et son instinct poétique.

Le nom “Pink Floyd” ne signifie donc pas “flamant rose”, comme on le croit souvent, mais incarne une double filiation musicale.



Groupe britannique formé en 1965, pionnier du psychédélisme puis du rock progressif, Pink Floyd a redéfini l’album-concept, le son live monumental et l’artwork iconique.Pink Floyd est bien plus qu’un groupe : c’est une expérience sensorielle, une exploration de la conscience humaine à travers le son, l’image et le silence.

Personnel passé et actuel

Formation fondatrice (1965)















  • Syd Barrett – guitare, chant
  • Roger Waters – basse, chant
  • Nick Mason – batterie, percussions
  • Richard Wright – claviers, chant














Membres “classiques” et ultérieurs

  • Syd Barrett quitte le groupe pour une carrière solo en 1968
  • David Gilmour – guitare, chant (remplace Barrett en 1968)
  • Roger Waters – quitte le groupe en 1985
  • Richard Wright – évincé en 1979, retour en tournées en 1987 réintégré en 1990, décédé en 2008
  • Nick Mason – membre constant depuis le début

Musiciens additionnels (tournées & lives majeurs)









  • Jon Carin – claviers, guitare, choeurs à partir de 1987
  • Dick Parry - saxophone ténor, studio et scènes depuis 1973
  • Guy Pratt – basse, chant à partir de 1987
  • Tim Renwick — guitare (tournées 1987–1994)
  • Snowy White — guitare (tournée The Wall 1980–81)
  • Scott Page — saxophones, guitare (tournée 1987–1989)
  • John Corey, Richard F.W. Davis – claviers additionnels (tournée 1994)
  • Section cuivres et choristes variés selon les tournées (Pulse, Knebworth 1990, etc.) Durga McBroom & backing vocalists (Rachel Fury, Sam Brown, Claudia Fontaine, Machan Taylor, Carol Kenyon, etc.)

















Le groupe a toujours su s’entourer de musiciens de haut niveau pour recréer en live la richesse de ses compositions studio. Repère live : concerts-événements à Pompei (1971-72), The Wall (1980–81), Wembley & Earls Court (1994), Knebworth (1990), Live 8 (2005, réunion exceptionnelle).

Biographie concise

Né de la scène londonienne psyché (UFO Club, 1966–67), d’abord mené par Syd Barrett, le groupe passe des jams improvisées et singles (“Arnold Layne”, “See Emily Play”) à l’album-concept avec The Piper at the Gates of Dawn (1967) pour se réinventer avec l’arrivée de David Gilmour, au départ de Syd Barrett, qui ouvre une phase d’exploration (de A Saucerful of Secrets à Meddle). En 1973, The Dark Side of the Moon assoit leur statut planétaire ; suivent Wish You Were Here (1975). Waters prend progressivement les rênes créatives, menant à des albums-concepts majeurs comme *The Wall* et *Animals*. Après des tensions internes, Waters quitte le groupe en 1985, mais Gilmour et Mason poursuivent l’aventure de A Momentary Lapse of Reason (1987) et The Division Bell (1994) qui cartonnent, culminant avec les lives Delicate Sound of Thunder et Pulse jusqu’à *The Endless River* en 2014 qui rend hommage à Wright à partir de sessions 1993–94. En 2022, Gilmour/Mason publient le single caritatif “Hey, Hey, Rise Up”.

Techniques & matériel (signature sonore)

  • David Gilmour — “Black Strat” (Fender Stratocaster 1969 modifiée, puis Strat EMG fin 80s), Telecasters & lap steel ; Hiwatt + baffles WEM, delays/echo (Binson Echorec, puis digital), Big Muff, Uni-Vibe/chorus, Leslie rotatif ; phrasé chantant, bends larges, sustain contrôlé. Effets de delay et reverb
  • Rick Wright — Farfisa Compact Duo & Hammond, piano/CP-70, Minimoog, ARP/Solina, Prophet-5 ; nappes modales, accords planants, contrechants mélodiques. Utilisation de synthétiseurs analogiques (EMS VCS3, Minimoog)
  • Roger Waters — Precision Bass au médiator, riffing motorique, delays vocaux (Echoplex) ; conception narrative/scénique (effets, dialogues, bruitages).
  • Nick Mason — kits Ludwig, rototoms (Time), cymbales Paiste ; jeu textural, construction par couches plutôt que virtuosité démonstrative.
  • Studio & live — quadraphonie, field recordings (montages, battements de cœur, horloges), éclairages/lasers, projections & structures monumentales (The Wall). 
  • Enregistrements binauraux et sons environnementaux. Concepts narratifs et transitions sonores fluides

Style & influences

Des racines psychédéliques à un prog atmosphérique et cinématographique, le groupe fusionne blues, musique concrète, jazz modal, ambient et électronique analogique. Influences majeures : improvisation 60s, avant-gardes (Stockhausen/Concrete), psyché US/UK, folk britannique. Influencé par la scène underground londonienne, le groupe a aussi puisé dans la musique classique, le jazz, et la philosophie existentialiste. Thèmes récurrents : aliénation, industrie du disque, temps, folie, guerre, dérives autoritaires.Leur esthétique visuelle (Hipgnosis) (pochettes, films, concerts) est indissociable de leur musique.


Discographie officielle

Albums studio

  • The Piper at the Gates of Dawn (1967)
  • A Saucerful of Secrets (1968)
  • More (B.O., 1969)
  •  Atom Heart Mother (1970)
  • Meddle (1971)
  • The Dark Side of the Moon (1973)
  • Wish You Were Here (1975)
  • Animals (1977)
  • The Wall (1979)
  • The Final Cut (1983)
  • A Momentary Lapse of Reason (1987)
  • The Division Bell (1994)
  • The Endless River (2014)

Albums live

  • Ummagumma (1969) qui comprend une face studio et une face live !!!
  • Live at Pompeii (1972)
  • Is There Anybody Out There? The Wall Live 1980–81 (2000)
  • Delicate Sound of Thunder (1988 — remix “restored” 2019)
  • Pulse (1995)
  • Live at Knebworth 1990 (2021)

Compilations & coffrets (sélection)

  • Relics (1971)
  • A Collection of Great Dance Songs (1981)
  • Works (1983)
  • Echoes: The Best of Pink Floyd (2001)
  • A Foot in the Door (2011)
  • Shine On (1992), Discovery (2011, remasters)
  • The Early Years 1965–1972 (2016)
  • The Later Years 1987–2019 (2019)
  • Total Eclipse (non officiel, rare)

Morceaux phares (repères rapides)

Astronomy Domine” · “Set the Controls for the Heart of the Sun” · “Echoes” · “Time” · “The Great Gig in the Sky” · “Money” · “Shine On You Crazy Diamond” · “Wish You Were Here” · “Dogs” · “Another Brick in the Wall (Part 2)” · “Comfortably Numb” · “Run Like Hell” · “Learning to Fly” · “High Hopes” · “Marooned”.

Récompenses & reconnaissances

  • Plus de 250 millions d’albums vendus
  • Induction au Rock and Roll Hall of Fame (1996)
  • UK Music Hall of Fame (induction 2005)
  • The Dark Side of the Moon — album culte multi-platine, sélectionné au National Recording Registry (USA) & Grammy Hall of Fame
  • Grammy Award — Best Rock Instrumental Performance pour “Marooned” (1995)

Anecdotes & faits marquants

  • Le cochon volant “Algie” — Le groupe a utilisé des cochons gonflables géants comme éléments scénique et lors du shooting de la pochette d’Animals (Battersea Power Station, déc. 1976), l’inflatable s’est détaché et a survolé Londres avant de se poser dans le Kent. L’icône deviendra un totem des tournées.
  • DSOTM et les charts — The Dark Side of the Moon a cumulé un nombre record de semaines dans le Billboard 200 (plus de 700 semaines, puis réapparitions régulières).
  • Le battement de cœur est devenu un son emblématique
  • Scènes “totales” — quadraphonie live dès le début 70s, films/projections, murs gigantesques (tournée The Wall), lasers et structures architecturales.
  • Le concert de *The Wall* à Berlin en 1990 a réuni plus de 350 000 personnes
  • Réunion Live 8 (2005) — Gilmour, Waters, Mason, Wright rejouent ensemble à Hyde Park : moment historique et unique de l’ère moderne.









Influence & héritage

Du prog au post-rock, de l’ambient à l’electro, Pink Floyd a influencé des générations d’artistes, du rock progressif à l’électro. Leur approche conceptuelle de l’album, leur exigence sonore et leur engagement visuel ont redéfini les standards de la musique populaire. Leur héritage perdure dans les œuvres de Radiohead, Porcupine Tree, Steven Wilson,  Air, The Weeknd et bien d’autres.

Liens internes

  • Article morceau : Cluster one – Interprétations et reprises
  • Playlist 1 : Pink Floyd – Voyage introspectif

Ressources externes

Parcours (condensé) des membres majeurs







  • David Gilmour : guitariste virtuose, producteur, soliste reconnu Un style contemplatif, mélodique, souvent introspectif.
  • David Gilmour (1978) – premier album solo, assez proche du son Floyd.
  • About Face (1984) – plus pop, avec des touches politiques.
  • On an Island (2006) – atmosphérique, très personnel, avec Richard Wright en invité.
  • Rattle That Lock (2015) – inspiré par la liberté, la philosophie, et même… le jingle de la SNCF !







  • Roger Waters : auteur engagé, créateur de spectacles monumentaux, le plus prolifique et engagé politiquement.
  • The Pros and Cons of Hitch Hiking (1984) – concept album introspectif.
  • Radio K.A.O.S. (1987) – critique des médias et du pouvoir.
  • Amused to Death (1992) – chef-d’œuvre sombre sur la guerre et la société.
  • Is This the Life We Really Want? (2017) – retour au style Floydien, très critique du monde moderne.












  • Nick Mason : batteur discret mais constant, passionné d’automobile, explorateur sonore discret mais audacieux, entre jazz satirique, synth-pop et hommage psychédélique.
  • Nick Mason's Fictitious Sports (1981) – album composé par Carla Bley, avec Robert Wyatt au chant. Style jazz-rock décalé, presque absurde, très éloigné du son Floyd.

Entretien avec Nick Mason dans le magazine Rock & Folk de juillet 1981


Décor banal : un bureau de EMI-Cologne. Et c'est bien ainsi. Nick Mason l'est également, banal, du moins en apparence. Si par hasard vous le croisiez dans la rue, vous ne lui accorderiez pas un second regard. Fermement ancré dans le milieu de la trentaine, habillé sans recherche, il n'a rien de la rock star. C'est un des paradoxes du Pink Floyd : on peut vendre des millions de disques à travers le monde et rester anonyme. La raison de sa présence en Allemagne ? Une tournée de promotion pour la sortie de son premier album « solo » (on verra que ce n'est pas vraiment le cas), « Nick Mason's Fictitious Sports ». C'est la première fois depuis la sortie de « The Wall », tellement décrié, qu'un membre du Floyd se décide à rompre le mur du silence. Un peu gêné aux entour-nures, mais sans jouer à l'anguille insaisissable. La sagesse populaire affirme que c'est au pied du mur qu'on reconnaît le Mason. 

R & F — Contrairement aux disques solo de Rick Wright et David Gilmour, le vôtre n'a rien à voir musicalement avec ie Floyd. 

Nick Mason — Il aurait été idiot de ma part d'essayer de réaliser un album de Pink Floyd : l'une des principales raisons d'enregistrer en dehors d'un groupe est justement de produire autre chose et d'apprendre soi-même quelque chose. Non seulement ce disque présente une musique que j'aime, mais cela a aussi été instructif de travailler avec des musiciens du calibre de Steve Swallow, Carla Bley ou Mike Mantler. Ils m'ont permis de jouer des trucs que je ne pensais pas être capable • de sortir. Au départ, j'étais très nerveux â l'idée de travailler avec eux, je ne me sentais pas à la hauteur. 

R & F — Vous ne vous considérez pas comme un bon batteur ? 

N.M. — Non. Je me fais l'impression d'être un charlatan, particulièrement en collaborant avec des gens qui ont beaucoup d'expérience et de talent. J'avais peur qu'ils perdent patience avec moi, 
parce que je risquais de ne pas piger ou de ne pas être suffisamment bon. En fait, ils se sont montrés très patients 

R & F — Comment s'est effectuée la rencontre avec tous ces musiciens ? 

N.M. — C'est par l'intermédiaire de Robert Wyatt, tout est de sa faute (rires). Quand j'ai produit « Rock Bottom », il y a longtemps déjà, j'ai fait la connaissance de Gary Windo, le saxo-phoniste, et à travers lui et Robert j'ai rencontré Carla Bley. Si bien que j'ai un peu participé avec elle à l'album « Gorey Songs ». Dès lors, j'ai pensé que ce serait très chouette de réaliser quelque chose ensemble, car bien qu'elle ait une réputation énorme il est très facile de travailler avec elle 

R & F — Il me semble que le disque aurait aussi pu être crédité à Carla ou même Robert Wyatt, qui chante la plupart des chansons. 

N.M. — C'était mon projet, c'est tout, ce n'est pas que j'essaie de tirer la couverture à moi. J'avais un deal tout prêt qui me permettait de sortir un album solo, j'ai voulu en profiter. « Ficti-tious Sports » présente une musique que j'aime, des gens que j'aime, j'ai mis le disque sur pied et je joue dessus. Je crois que c'est une explication raisonnable. Je dois dire que je suis particulièrement heureux que Robert ait été de la partie, car je ne comptais pas sur lui. Quand ce disque a été enregistré, il y a presque deux ans, Robert était très déprimé par le show-biz. J'étais terrifié de lui demander, je lui ai d'abord écrit en demandant à Caria de faire de même, avant d'oser lui téléphoner. A ma grande surprise, il a tout de suite accepté, en m'expliquant que l'idée de travailler comme simple musicien lui plaisait, mais qu'il n'avait plus envie d'avoir à supporter tout le poids d'un album, d'écrire ou d'avoir affaire à une maison de disques. Il est certain que dès qu'il participe à un projet celui-ci devient pour une bonne part le sien, car il a cette voix et cette sensibilité uniques. Je serai tout aussi heureux si les gens achètent « Fictitious Sports » comme un disque de Robert plutôt que comme un disque de quelqu'un de Pink Floyd; c'est une meilleure raison. L'essentiel, pour moi, c'est que cette musique passe et soit écoutée, et je suis prêt à tout pour cela, même à me servir du fait que je fais partie d'un groupe qui marche. 

R & F — Peut-on toujours croire qu'être batteur de Pink Floyd est un boulot à plein temps ? 

N.M. — Oui, mais moins que si cela ne le fut. Il y a diverses raisons. La première, c'est que Roger (Waters) en fait beaucoup plus qu'avant, il assure pratiquement tout le travail d'écriture et  de direction. La seconde, c'est que je pense qu'il est nécessaire, et pas seulement pour moi, d'avoir des activités extérieures au groupe sous peine de stagnation. Ainsi on apprend à mieux se connaître, et cela permet d'apporter quelque chose de supplémentaire aux autres. Ce n'est pas du tout que je m'ennuie avec le Floyd, ou que j'en sois fatigué, ou que je pense que ce que nous fai-sons avec Pink Floyd est mauvais. 

R & F — Pourtant, l'impression générale est que Pink Floyd n'est plus réellement un groupe, qu'il y a Waters d'un côté et que les autres ne sont plus que des exécutants. 

N.M. — Eh bien, les gens se trompent. Bien que Roger Waters, je ne le nie pas, occupe une position dominante dans le groupe, Pink Floyd opère toujours en tant que collectif. Je crois que si Roger voulait faire des disques solo il ne se gênerait pas, et ce ne serait pas des albums de Pink Floyd. Dans un groupe, même si un des membres apporte une contribution plus forte que les autres, il y a un son et une manière de travailler ensemble qui ressort. David est sans doute particulièrement sous-estimé, il fournit un gros travail dans le son Pink Floyd. Roger, et cela a été spécialement vrai pour « The Wall », apporte des idées très formées, mais David y rajoute de ces trucs qui font vraiment le groupe, et personnellement tout mon acquis apparaît également. Ce sont ces divers éléments qui créent un disque de Pink Floyd. 

R & F — La scène semble très secondaire depuis pas mal de temps dans la vie du groupe. 

N.M. — C'est surtout parce que nous avons monté un show très compliqué qu'il est difficile d'emmener en tournée. Mais par contre, bien que tout y soit calculé, il est très agréable à jouer. J'aime à penser qu'il y a tout un spectacle autour de moi quand je joue. Nous faisons bientôt une autre série de concerts à Fans Court à Londres. Ceux-ci seront filmés pour le film que nous allons tirer de « The Wall ». Au départ, nous pensions filmer directement en studio, mais pour obtenir l'atmosphère recherchée ce n'est pas possible. Ce sera les dernières fois que nous jouerons « The Wall » sur scène. Après nous serons occupés par le film, et je crois qu'il s'écoulera un bon bout de temps avant que nous montions un autre show. Ce qui est certain, c'est qu'on ne pourra pas faire plus gros, à moins d'en arriver au stade du cirque romain avec des courses de chars et des chrétiens qui se font dévorer par les lions (rires). La seule solution, ce sera de nous engager dans une autre direction. 

R & F — Que sera ce film ? 

N.M. — Pour le moment, on a l'intention d'y incorporer des séquences du groupe live, et beaucoup de parties animées dessinées par Gerald Scarfe, dont celles qui ont servi pour le show, mais ça peut encore changer. Et il y aura d'autres scènes qui seront filmées ensuite pour illustrer plus clairement certaines des idées de « The Wall », qui ne sont pas toujours bien comprises. Sur disque, on peut se permettre d'être relativement vague, car les gens ont la possibilité de l'écouter de nombreuses fois, d'entrer dedans petit à petit. C'est un des charmes de la musique, chacun peut y projeter ses propres images, alors que le film va devoir s'attacher à représenter fidèlement le concept original et l'histoire de Roger. Il y aura également de nouveaux morceaux que Roger est en train d'écrire. Je ne crois pas que nous apparaîtrons en tant qu'acteurs dans le film, je n'ai pas la vocation. 

R & F — Cela semble assez logigue pour le Floyd de monter un film! votre musique a été souvent utilisée dans ce domaine. 

N.M. — C'est que notre musique est assez ouverte et romantique. je pense, elle laisse du champ libre à l'imagination. Le plus curieux, c'est qu'on peut souvent associer un de nos morceaux à plusieurs images très différentes, et que ça colle. 

R & F — Vous disiez que les idées de The Wall » ont souvent été mal perçues- Ne croyez-vous pas que si vous ne vous étiez pas coupés de la presse cela aurait pu être évite ? Vous ne donnez plus d'interviews que quand l'un d'entre vous sort un album solo. 

N.M. — Cela fait plusieurs années que nous sommes brouillés avec la presse, et particulièrement en Angleterre pour deux raisons Le première c'est qu'on finit par éprouver une lassitude Certaine  à se voir toujours poser les mêmes questions, il n'en sort jamais rien de valable. La seconde c'est que nous sommes systématiquement critiqués parce que nous sommes considérés comme un groupe faisant partie de l'establishment. Beaucoup de jeunes journalistes branchés sur la New Wave règlent leurs comptes avec le show-biz à travers les groupes en place comme nous, qui bénéficions de l'appui des maisons de disques parce que nous sommes de gros vendeurs. II s'est ainsi installé un état de guerre entre les groupes nouveaux et les anciens, et nous avons estimé que dans ce climat il valait mieux nous abstenir. Et certains journaux ayant émis à notre propos des critiques que nous n'avons pas appréciées et qui nous ont froissés, on a pensé que ça ne servait à rien de leur parler. Ce n'est pas nécessairement une très bonne attitude, mais c'est ce qui est arrivé. 

R & F — Il serait plus positif de faire face aux critiques plutôt que de se dérober. 

N.M. — Effectivement, mais on finit par ne plus parler par paresse ou parce que l'on a autre chose à faire, tout bêtement. Et puis, dans certains cas, on peut présenter ce que tu dis de telle façon qu'on ne te laisse aucune chance réelle de te défendre. Un autre facteur qui intervient, c'est que comme Roger est le leader du Floyd, lui seul peut répondre aux questions en profondeur. Ce n'est pas à moi de le faire, sous peine de parler en son nom, ce qui ne serait pas très fair-play. 

R & F — En bref, c'est lui le fautif. 

N.M. — Oh, mais je pense que son silence ne sera pas éternel ! Quand le film sortira, il devra donner des explications, situer le sujet, dire pourquoi il e écrit The Wall » et tout le reste. Il l'accepte et s'en rend compte. Le moment va arriver où le grand ermite sortira de sa grotte pour révéler toute la vérité aux gens de ce monde THIERRY CHATAIN. 







  • Profiles (1985, avec Rick Fenn) – album instrumental aux sonorités synthétiques et ambient. Contient Lie for a Lie chanté par David Gilmour et Maggie Reilly.
  • White of the Eye (1987, avec Rick Fenn) – bande originale du thriller psychologique du même nom. Ambiances sombres et expérimentales.
  • Nick Mason’s Saucerful of Secrets (depuis 2018) – groupe live dédié aux morceaux psychédéliques du Floyd pré-Dark Side, avec Gary Kemp (Spandau Ballet) et Lee Harris. Une vraie célébration de l’ère Barrett.
  • 📦 Les trois premiers albums ont été réédités dans le coffret Unattended Luggage (2018).






  • Richard Wright : architecte sonore, claviériste subtil et mélodique Claviériste poétique du Floyd, discret mais essentiel. En solo, il a exploré des territoires très personnels… et parfois surprenants.
    • Wet Dream (1978) – son premier album solo, aux ambiances marines et introspectives. Très proche du son Floyd, avec des instrumentaux planants.
    • Identity (1984, avec Dave Harris sous le nom Zee) – projet radicalement différent, orienté synthpop/new wave, influencé par le Fairlight CMI (un sampler révolutionnaire à l’époque).
      • Dave Harris (du groupe Fashion) chante et écrit les paroles.
      • Wright co-compose et produit, mais avouera plus tard que ce fut une “erreur expérimentale”.
      • Le morceau Confusion sortira en single, avec Eyes of a Gypsy en face B.
    • Broken China (1996) – album introspectif sur la dépression, avec Sinéad O’Connor en guest. Très atmosphérique, proche du Floyd de la fin.

    Identity a été réédité en 2019 avec bonus tracks et nouvelle pochette.

     






  • Syd Barrett : génie psychédélique, figure tragique du rock, figure mythique du psychédélisme, dont la carrière solo reflète à la fois l’éclat et la chute.
  • The Madcap Laughs (1970) – album chaotique mais poignant, produit par David Gilmour et Roger Waters. Des morceaux comme Terrapin ou Dark Globe révèlent une sensibilité brute.
  • Barrett (1970) – second album, plus structuré, avec Gilmour à la production et Richard Wright aux claviers. Des titres comme Baby Lemonade ou Gigolo Aunt montrent un humour absurde et une mélancolie douce.
  • Opel (1988) – compilation posthume de démos et inédits, qui complète le portrait d’un artiste insaisissable.
  •  Ces albums ont été réédités ensemble dans le coffret Crazy Diamond (1993), avec livret et bonus.


Concert intégral


🎸 Pink Floyd sort enfin officiellement un concert de 1975 restauré par Steven Wilson, avec des versions inédites liées à « Wish You Were Here » et « Animals » 🎶


Plus de cinquante ans après sa captation, un concert de Pink Floyd donné au Los Angeles Sports Arena en avril 1975 va enfin être commercialisé officiellement. Cette performance de la tournée "Wish You Were Here", restaurée par Steven Wilson à partir d'enregistrements bootleg, sortira en vinyle collector pour le Record Store Day avant d'être disponible en CD. Un événement pour les fans du groupe britannique, qui pourront découvrir des versions inédites de morceaux qui deviendront plus tard des classiques de l'album "Animals".




Un concert de Pink Floyd donné au Los Angeles Sports Arena en 1975, durant la tournée Wish You Were Here du groupe, va être commercialisé pour la toute première fois en vinyle et CD.

Une sortie en deux temps pour les collectionneurs

Pink Floyd Live From The Los Angeles Sports Arena, April 26th, 1975 sera disponible chez Sony Music sous la forme d'une édition spéciale quatre vinyles transparents, qui sortira exclusivement pour le Record Store Day le 18 avril, suivie d'une édition 2CD le 24 avril.

Le concert s'ouvre avec Raving and Drooling et You've Got To Be Crazy, deux morceaux qui évolueront plus tard pour devenir Sheep et Dogs, présents sur leur dixième album Animals de 1977. S'ensuit l'épique Shine On You Crazy Diamond, dont les deux parties sont séparées par Have A Cigar, également tiré de Wish You Were Here, avant que l'intégralité de The Dark Side Of The Moon ne soit interprétée, suivie d'un rappel avec Echoes.

Pink Floyd en direct de la Los Angeles Sports Arena, le 26 avril 1975 - Disponible en vinyle et CD pour la toute première fois.

Initialement capturé comme un bootleg lors de la tournée nord-américaine Wish You Were Here en 1975, cet enregistrement légendaire sortira enfin en éditions CD et vinyle autonomes.

Une édition vinyle clair 4LP sera disponible exclusivement pour le Record Store Day le 18 avril. Une édition 2CD sera lancée le même jour aux États-Unis, et le 24 avril pour le reste du monde.





Une restauration minutieuse par Steven Wilson


L'enregistrement a été méticuleusement restauré et remasterisé par Steven Wilson à partir de bandes qui provenaient du légendaire bootlegger Mike "Mike the Mic" Millard, dont les enregistrements de concerts à travers Los Angeles dans les années 1970 sont devenus célèbres pour leur qualité sonore étonnamment claire.

De nombreux bootlegs de Millard ont été pressés sur vinyle de manière non officielle, bien qu'il n'approuvât pas la vente de ses enregistrements à des fins lucratives. Ces enregistrements ont été entendus pour la première fois lors de leur sortie dans le cadre du coffret Wish You Were Here 50 de 2025, qui a atteint la première place des charts britanniques.

Pink Floyd: Pink Floyd Live From The Los Angeles Sports Arena, April 26th, 1975


1. Raving and Drooling (Live bootleg - Los Angeles Sports Arena, 1975)
2. You've Got To Be Crazy (Live bootleg - Los Angeles Sports Arena, 1975)
3. Shine On You Crazy Diamond (1-5) (Live bootleg - Los Angeles Sports Arena, 1975 )
4. Have a Cigar (Live bootleg - Los Angeles Sports Arena, 1975)
5. Shine on You Crazy Diamond (6-9) (Live bootleg - Los Angeles Sports Arena, 1975)
6. Speak to Me (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
7. Breathe (In The Air) (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
8. On the Run (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
9. Time (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
10. The Great Gig in the Sky (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
11. Money (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
12. Us and Them (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
13. Any Colour You Like (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
14. Brain Damage (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
15. Eclipse (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)
16. 
Echoes (Live from the Los Angeles Sports Arena, 1975)



D'autres sorties cette année


Au début de l'année, dix minutes d’images inédites de Pink Floyd en concert lors de la tournée "In The Flesh" de 1977 ont été mises en ligne sur YouTube. Ces archives exceptionnelles, filmées au stade d’Anaheim en Californie le 7 mai 1977, offrent un aperçu rare du groupe britannique au sommet de sa gloire, interprétant des extraits de "Wish You Were Here", "Shine On You Crazy Diamond" et "Money".

Le film culte Live At Pompeii de Pink Floyd, tourné en 1972 dans l'amphithéâtre romain de Pompéi, a également bénéficié d'une sortie en 4K Ultra HD Blu-ray le 27 février via Sony Music Entertainment. Cette version restaurée du concert mythique d'Adrian Maben promet une qualité d'image et de son inégalée. Cette version restaurée avait déjà été projetée dans les cinémas du monde entier en avril dernier.









































Commentaires

Articles les plus consultés